«Pigeons»: après les entrepreneurs, les médecins s’emparent du web

«Pigeons»: après les entrepreneurs, les médecins s’emparent du web

issue du Facebook Les médecins ne sont pas des pigeons

Les volatiles révoltés se multiplient sur le web. À l'instar des créateurs d'entreprise qui ont envahi les réseaux sociaux pour lutter contre les projets fiscaux du gouvernement, le mouvement «Les médecins ne sont pas des pigeons» a été lancé sur Facebook le dimanche 7 octobre. Il réunit les opposants au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2013.

Le groupe «Les médecins ne sont pas des pigeons», qui a été créé par de jeunes chirurgiens esthétiques, prend déjà de l'ampleur. En trois jours, plus de 20.000 membres ont adhéré à cette mobilisation spontanée sur Facebook. Regroupant toutes les revendications du corps médical, le mouvement informel défend notamment «une médecine de valeur considérée à sa juste valeur, la liberté d'installation des jeunes médecins, la lutte contre l'application abusive de la TVA sur des actes thérapeutiques». Philippe Letertre, médecin niçois à l’origine de cette initiative, a déclaré au Quotidien du Médecin: «Je veux créer un nombre, apporter un poids pour que les syndicats s’appuient sur ce chiffre pour négocier».

Le cahier des doléances est de plus en plus fourni. Les médecins, indépendants de tous syndicats dans leur mobilisation virtuelle, protestent contre l'assujettissement à la TVA de 19,6% de certains actes de chirurgie esthétique depuis le 1er octobre, contre le budget 2013 de la sécurité sociale qui taxerait moins l’hôpital (657 millions d’économie requis) que les médecins de ville (1,76 milliard). Le gouvernement sollicite, en effet, beaucoup les praticiens pour renflouer les caisses de la Sécu, de l'encadrement des dépassements d'honoraires aux baisses de tarif de certaines spécialités.

Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, entendrait imposer 200 millions d’euros de baisse de tarifs aux médecins et pharmaciens biologistes, soit une diminution de 5% de leur chiffre d’affaires. Selon les estimations des syndicats du secteur, cela pourrait induire 8000 suppressions de poste.

Les «Geonpi» ont fait reculer le gouvernement en une semaine, en sera-t-il de même pour les «médecins entrepreneurs»?

Photo de Non connecté
  • Photo de Soizic Baucher

    10 octobre 2012, 14:20

    Le terme de "dépassement d' honoraire" est inapproprié et réducteur! le secteur 2 est un secteur à "honoraires libres", créé en 1980 car à l' époque les dirigeants étaient parfaitement conscients que les tarifs conventionnés de la sécu ne pourraient pas suivre l' inflation et l' augmentation constante des coûts!
    Ce secteur permettait donc aux médecins d' actualiser leurs tarifs avec ces évolutions, en échange ils renonçaient aux avantages sociaux et aux réductions de taxes du secteur 1. Et effectivement, les tarifs sécu des actes médicaux, toutes spécialités confondues et notamment chirurgicales, sont au point mort depuis 15 à 20 ans! Les nouvelles techniques chirurgicales, notamment endoscopiques, sont très mal prises en charge, et parfois le tarif sécu est nettement inférieur au coût du matériel jetable à usage unique!!
    Le matraquage du secteur libéral et la condamnation des compléments d' honoraires sont donc plus qu' une aberration, c'est une manoeuvre politicienne indigne et bassement démagogique pour masquer la vérité qui est que les tarifs conventionnés dits "opposables" n' ont plus rien à voir avec la réalité des coûts de la médecine!!
    Soizic, obstétricienne
    0 0
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