François Hollande a tenu une discours, jeudi 20 décembre, devant le Parlement
d'Alger. Discours dans lequel le chef de l'Etat français a annoncé
le renforcement du partenariat entre les deux pays. Quatre défis sont au centre de ce «partenariat stratégique d'égal à
égal» : l'économie, la jeunesse, la circulation et enfin, la
sécurité.
Dans
son discours prononcé devant le Parlement algérien, François
Hollande a mis l'accent sur ce «pays dynamique dont les ressources
sont considérables» tout en rappelant que «sur 900 000 Algériens
qui vivent à l'étranger, 700 000 résident en France»avant de se
réjouir qu'«enfin, les assemblées parlementaires françaises
comptent des élus d'origine algérienne». Dans sa «déclaration
d'amitié, il a annoncé quatre «défis à relever» permettant de
construire au mieux ce «partenariat stratégique» entre la France
et l'Algérie.
L'économie
«La
France et l'Algérie doivent passer à la vitesse supérieure» a
déclaré le Président, autant au niveau de la «transition
énergétique», «l'écologie, la formation» qu'au «niveau
industriel et agricole». «De nombreux accords de coopération ont
été signés ensemble» a-t-il indiqué précisant que «450
entreprises françaises emploient 100 000 personnes» et que «la
France est le premier investisseur sur le territoire algérien, mais
aussi le premier fournisseur et le troisième client». A titre
d'exemple de «partenariat productif», il a cité Renault, qui a récemment annoncé l'ouverture prochaine usine à Alger, un «important accord» selon le Président.
La
jeunesse
Le
deuxième défi de ce partenariat entre les deux pays, est, selon
François Hollande, celui de la jeunesse, qu'il entend bien relever
par le biais de «la formation ou encore l'éducation». Le chef de
l'Etat a annoncé la création de «quatre centres [...] qui
serviront de référence» ainsi que d'un «nouveau programme
universitaire» de type Erasmus, mais avec un «nouveau nom» qui
favoriserait les échanges franco-algériens. Et de conclure que «ce
partenariat doit s'adresser d'abord aux jeunes pour répondre
directement à leurs attentes.»
La
circulation des personnes
«200
000 algériens reçoivent un visa en France», c'est pourquoi il est
important de «maîtriser le flux des personnes» a-t-il indiqué
ajoutant que «la demande de visa ne doit pas être un parcours
d'obstacles». «Nous resterons sur l'accord de 1968, mais nous
prendrons les mesures nécessaires pour accueillir les demandeurs de
visa». En retour, «nous attendons de l'Algérie, qu'elle ouvre plus
facilement ses portes aux Français» a souhaité François Hollande.
La
sécurité
Pour
le Président, la sécurité est le quatrième défi à relever dans ce partenariat. Si
la France et l'Algérie ont les mêmes valeurs «d'indépendance et
de respect des peuples» notamment, les deux pays partagent aussi
«la même menace : le terrorisme». François Hollande a souligné
que «la leçon du Printemps arabe c'est que les peuples entendent
prendre en main leur destin». Ainsi, même si «chaque pays doit
trouver sa propre voix», «la France sera là pour accompagner
l'Algérie».