Certains disent que le chômage peut revêtir 3 formes :
1 - Le chômage frictionnel
2 - Le chômage conjoncturel
3 - Le chômage structurel
Aujourd'hui, certains experts comme J.Bradford Delong, ancien
sous-secrétaire au trésor américain, [...]
Certains disent que le chômage peut revêtir 3 formes :
1 - Le chômage frictionnel
2 - Le chômage conjoncturel
3 - Le chômage structurel
Aujourd'hui, certains experts comme J.Bradford Delong, ancien
sous-secrétaire au trésor américain, professeur d'économie à
l'université de Berkeley et chercheur au bureau national de recherche
économique considère que le chômage n'est plus structurel.
Frictionnel, conjoncturel, structurel ...Quelles sont les différences ?
Le chômage frictionnel correspond au temps de la
recherche d'emploi : Collecte d'informations sur les offres d'emploi,
rédaction de CV et lettres de motivation, participation à
des salons-emploi ou speed emploi, etc.. Il dépend de la mobilité
des demandeurs d'emploi et aux circuits de l'information et de prise de
décisions.
Le chômage conjoncturel provient d'une croissance
insuffisante pour générer des emplois face à la situation démographique
et/ou quand la production manufacturière
diminue(récession).
Le chômage structurel est le seul qui s'inscrit
dans la durée. Entre le niveau des salaires, l'adaptation de la
formation continue ou la mobilité des salariés, les conditions
économiques ne permettent pas de s'intégrer dans le monde du
travail.
Toutes les formes de chômage ont leurs spécificités qui correspondent à des situations différentes.
Pour les demandeurs d'emplois, le chômage se définit plutôt en fonction de 4 situations :
1 - Le chômage de reconversion qui concerne les salariés d'entreprise en difficulté
2 - Le chômage de répétition qui concerne les intérimaires et les CDD
3 - Le chômage d'insertion qui concerne les jeunes avec ou sans diplôme mais sans expérience
4 - Le chômage d'exclusion qui concerne les jeunes non qualifiés et les seniors manuels de plus de 55 ans.
Concernant le chômage de répétition, 4 dates ont métamorphosé le visage de l'emploi
1929 : L'émancipation des femmes avec le travail amène la création de Business Aid, la première société de travail temporaire.
1972 : La 1ère loi cadre en France qui définit la
relation triangulaire entre l'entreprise de travail temporaire,
l'entreprise utilisatrice et l'intérimaire
2005 : La loi Borloo qui autorise les entreprises de
travail temporaire à s'insérer dans le marché de l'emploi en CDD et CDI
avec le placement
2009 : Avec l'ouverture du marché de la fonction
publique aux agences de travail temporaire , nouvellement nommées Agence
d'emplois, pour des questions d'urgence uniquement mais
qui nécessitera en 2010, une nouvelle circulaire pour préciser les
modalités et conditions de recours à l'intérim.
Pour en revenir au propos de J.Bradford Delong :
"Je suis le premier à affirmer que le chômage structurel
constitue un danger réel et grave. Lorsque des individus qui pourraient
constituer une main-d’œuvre heureuse, en bonne santé et
productive manquent de compétence, de confiance en eux, de réseaux
sociaux et d'expérience pour trouver un travail, nous avons là, à
l'évidence, un problème. Et si le taux de chômage en Europe et
en Amérique du Nord persiste à un niveau élevé pendant encore deux
ou trois ans, il nous faudra inévitablement agir. Car rien ne convertit
un chômage cyclique en un chômage structurel plus
sûrement qu'une période prolongée de chômage. Mais cela est-il vrai
aujourd'hui ? Avons-nous vraiment affaire à un chômage structurel comme
principal problème ? Non."
Le développement de l'intérim dans toutes les structures d'emploi ne
parvient pas à compenser la destruction des emplois en CDI comme le
rappelle la dernière étude du service statistique
UNISTATIS de Pôle emploi publiée le 10/08/2010. Elle mentionne le
recul de 1,5% de l'emploi salrié en 2009.
Des avantages nombreux au recours disproportionné à l'intérim :
- Les plans sociaux (chômage de reconversion) amènent les
entreprises à recourir aux intérimaires pour continuer de répondre aux
commandes client (Cf Arc : L'art de mettre l'emploi à table ? )
- Le souhait de sortir des conventions collectives devant la
difficulté à supprimer le code du travail par le gouvernement (Cf
L'affaire Schlecker )
- Le développement de l'emploi en juste à temps comme avec PSA et
le recrutement de 300 intérimaires pour la chaîne de production nocturne
de la C4
- Le bénéfice de vider les caisses du chômage et des retraites
pour expliquer que le système n'est plus adapté. (Nous ne pouvions pas
nous en empêcher)
A vous d'écrire la suite...Les politiques de l'emploi dépendront du président du 6 mai 2012