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Sécurisation de l'emploi : Parisot «très pessimiste», le gouvernement accroît la pression

Sécurisation de l'emploi : Parisot «très pessimiste», le gouvernement accroît la pression

Photo : PRM/SIPA

Syndicats et patronat se retrouvent, jeudi 10 et vendredi 11 janvier, afin de tenter une dernière fois de trouver un terrain d'accord sur la «sécurisation de l'emploi», souhaitée par François Hollande. Faute de compromis entre les partenaires sociaux, le gouvernement présentera un projet de loi «avant fin février» en Conseil des ministres assure le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies.

Le rendez-vous de la dernière chance entre patronat et syndicats avant que le gouvernement ne tranche sur la question de la «sécurisation de l'emploi», «il n'y aura pas de séance de rattrapage», prévient un négociateur. Objectif de la rencontre : arracher un accord pour fluidifier le marché du travail en donnant plus de souplesse aux entreprises et de protection aux salariés. Or depuis le début des discussions, le 4 octobre, syndicats (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC) et patronat (Medef, CGPME, UPA) affichent leurs désaccords. 

La taxation des contrats précaires, en contrepartie de la flexibilité concédée, reste le principal point d'achoppement entre syndicats et patronat, alors qu'en l'espace de dix ans  le recours aux contrats à durée déterminée a explosé (+ 88 %). Même s'il a réaffirmé son «respect» pour «tous les partenaires sociaux», le ministre du Travail, Michel Sapin demeure ferme sur ce point figurant dans les 60 engagements du candidats Hollande.

Parisot «très pessimiste»

Une intervention gouvernementale «perturbatrice», selon Laurence Parisot. La présidente du Medef s'est déclarée «très pessimiste», quant à la possibilité de conclure un accord avant vendredi soir. Mêmes inquiétudes du côté des syndicats, «il faut que le patronat bouge», a répété le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger. Si la centrale réformiste fait de la taxation des contrats courts un casus belli, la CFDT n'exclu pas de signer un accord en cas de terrain d'entente sur cette question. La CGT et FO semblent en revanche loin de trouver un compromis. «Force ouvrière ne sera pas le fossoyeur du code du travail en France», a prévenu FO. Or pour être valide, l'accord ne doit pas rencontrer l'opposition de plus de deux syndicats.

Mercredi, le ministre des Relations avec le Parlement Alain Vidalies a accru encore un peu plus la pression sur les partenaires sociaux en annonçant qu'en cas d'échec, un projet de loi sera présenté «avant la fin février» en Conseil des ministres. Accord ou pas, l'exécutif a toujours prévenu qu'il légifèrerait.

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