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Jean-Louis Mourier
Economiste chez Aurel BGC

La meilleure solution consiste en un mix de baisse de dépenses et de hausse d’impôts

Aujourd’hui on n’a plus vraiment le choix à court terme, compte tenu des pressions financières qui s’exercent sur la France. En outre il devient difficile de réduire toujours plus les dépenses publiques. Le risque est de créer de mécontentements dans la société ou de dégrader encore plus la conjoncture. Des représentants politiques s’y sont essayé par le passé et ont même avoué quelques années plus tard n’avoir pas réussi à aller aussi loin qu’ils le souhaitaient.

Quel que soit l’issue de l’élection il y aura une hausse d’impôt. La seule inconnue à ce jour concerne la nature de cet impôt.

A mon avis, la meilleure solution consiste en un mix de baisse de dépenses et de hausse d’impôts. Ecoutons ce qu’à dit récemment le FMI : la baisse des déficits publics ne doit pas se faire aveuglément, ou elle risque de s’avérer contre-productive. Il est vrai que réduire à marche forcée le déficit pour rétablir rapidement les dépenses publiques pèse sur l’activité. Il n’y a quasiment plus personne se revendiquant libéral pour défendre ce type d’approche.

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    Gidmoz Gidmoz ingénieur, libertarien, école autrichienne d'économie, chercheur en science économique

    26 mars 2012, 00:07

    @Jean-Louis Mourier
    Je suis un économiste "autrichien" et ne suis d'accord avec aucune des idées de votre commentaire. Vous parlez de "pressions financières sur la France". Je crois plutôt que ce sont des pression financières sur l'Etat français. C'est, amha, très différent.
    Vous dites qu'il est "difficile de réduire toujours plus les dépenses publiques". C'est au contraire possible et même nécessaire. Toute dépense publique est une destruction nette de valeur de richesse du même montant. Cette affirmation peut vous surprendre pour sa généralité. Mais elle se démontre par un raisonnement "autrichien", c'est à dire de pure logique économique.

    Je conteste que les élus politiques soient des "représentants politiques". Ils ne représentent, amha, aucun électeur. A gauche, comme à droite, les dirigeants de l'Etat français sont socialistes, et anti-libéraux. Ils gèrent sans voir ni comprendre que la privatisation et la déréglementation est le seule voie de rétablissement durable du pays.

    Je crains que le nouveau président, quelqu'il soit, augmente les impôts. Et les conséquences seront nécessairement une destruction accrue de valeur et de richesse dans le pays.
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