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Marie-Christine Fararik
Technicienne de radiologie, secrétaire syndical Sud AP-HP

L'hôpital est désavantagé dans cette compétition qu'on lui impose avec le privé

Depuis que le gouvernement a imposé aux hôpitaux la tarification à l'activité (l'établissement est financé en fonction des actes pratiqués, de la pathologie) à partir de 2008, les hôpitaux ont dû être rentables pour pouvoir continuer à fonctionner. Or on connaît les pathologies rentables : la chirurgie, les actes techniques. Ainsi que les pathologies déficitaires : soins lourds, pansements, hospitalisations longues, soins chroniques qui obligent à rester longtemps hospitalisé.

Si on ne faisait que des coronarographies ce serait idéal : le patient sort le jour même, c'est très rémunérateur. Le patient idéal est celui qui n'a qu'une pathologie bien identifiée, que l'on peut soigner rapidement. C'est rarement le cas des patients âgés qui ont bien souvent plusieurs pathologies qu'il faut soigner une après l'autre, ce qui prend du temps.

L'hôpital public n'a pas vocation à trier les malades, ce qui le désavantage dans cette compétition qu'on lui impose avec le privé. 

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