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L'investissement dans l'innovation française est le vrai levier pour combattre les géants

Depuis que nos gouvernements européens ont pris conscience des sommes drainées par le vaste territoire Google, qui compte près d’un milliard de visiteurs par mois, la question de la souveraineté numérique ne cesse de faire débat.

On s’inquiète à présent de l’hégémonie de ces maxi-firmes et de la dictature induite par l’usage exclusif de leurs plateformes. Ceci en vue d’affaiblir les positions dominantes et dans une moindre mesure en vertu d’un Internet plus libre et plus ouvert...

La taxe Google devient le symbole d’une absence de politique industrielle du numérique capable de soutenir l’innovation de nos startup pour repeindre Internet aux couleurs tricolores ! Rappelons que pendant que nous épinglons Google comme nouvel ennemi d’Etat, les Pigeons font la une de la scène économique avec ce nouveau motif d’inquiétude : la loi de finances 2013 qui a déjà fait reculer de près d’un tiers le montant des investissements des Business Angels ! L’indice FIBAMY (French Internet Business Angel Money Yardstick) nous indique en effet qu’à PIB égal, l’activité Business Angel en France est trente fois moins développée qu’aux États-Unis.

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Le recours à la fiscalité n’est il pas un danger supplémentaire de voir nos entreprises innovantes fuir le territoire français ? Pourquoi les entreprises de technologie françaises ne sont connues que lorsqu’elles sont rachetées par les géants ? Je pense notamment à Sparrow une jeune pousse française éditrice de deux clients mail (l’un destiné à Mac OS l’autre à iOS) et qui a été rachetée par Google il y a 6 mois, ses équipes étant fusionnées à celle de Gmail à Mountain View.

La problématique de la souveraineté numérique mérite plus d’efforts qu’une simple loi de régulation fiscale. Il s’agit pour le gouvernement de favoriser l’innovation technologique de nos startups en créant des pépinières dignes de ce nom sponsorisées par les Google, Amazon et Microsoft français. Aujourd’hui ils ne s’impliquent que modestement dans le financement des startups françaises au travers de programmes de moyennes envergures comme Le Camping (aide Google au lancement de 12 startups) ou BizSpark (aide Microsoft qui autorise les jeunes entreprises à utiliser gratuitement ses logiciels pendant 3 ans). Ces actions relèvent plus de la communication que d’un réel engagement : c’est ici que doit faire pression le gouvernement !

Le véritable levier pour aider la France à retrouver sa souveraineté dans le numérique et donc peser face à Google serait de créer des « Google français ». Arrêtons donc notre démagogie habituelle consistant à fustiger les méchants monopoleurs d’Internet et agissons pour l’investissement. Arrêtons d’étouffer l’entrepreneuriat français avec ces orientations fiscales prises récemment. Le secteur des nouvelles technologies est porteur et pourrait justement permettre à la France de retrouver quelques points de croissance.

In fine, n’oublions pas que ce sont les utilisateurs qui par leurs usages détiennent le pouvoir et la légitimité de réguler les monopoles technologiques actuels. Investir dans l’innovation permettra l’émergence de nouveaux acteurs, réduisant ainsi naturellement les positions dominantes et contribuant à faire d’Internet un espace plus libre et plus ouvert.

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Vous aussi, participez au débat :
Google, Apple, Facebook : taxer les géants du Web en France, c'est possible ?

Photo de Non connecté
  • Photo de Patrick Jamet
    Patrick Jamet retraité, infect démocrate social

    02 février 2013, 16:22

    bien sur , je suis d'accord, un google francais mais il faudrait le baser fiscalement en Irlande pour qu'il soit compétitif.
    j'ai acheté une voiture allemande, je me disais que c'etait bien d'acheter européen, nous avons les mêmes valeurs, la même monaie. Et bien non, erreur, je n'imaginais pas qu'ensuite Mme Merckel viendrait me toiser du haut de son tas d'or. Je crois que l'Europe est une bonne chose, mais finissons le travail, luttons contre le dumping fiscal et social, l'allemagne est quand meme le pays des petits boulots. L'Europe est le plus grand marché, a nous de ne pas commercer avec les entreprises qui se refusent a y cotiser. Et ca ne concerne pas que les entreprises du net. Toute entreprise doit cotiser quelque part , ce sont les paradis fiscaux qui piquent les graines des pigeons
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  • Photo de Non connecté

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