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Nouvelles élections grecques : de "très mauvaises conditions" pour qui ?

Il aura tout tenté, le président grec Papoulias. Même d'imposer un "gouvernement de technocrates" pour éviter de recourir à un second tour électoral à la mi-juin. Raté, la démocratie vient de gagner la seconde manche (après celui du premier tour des législatives, qui vit les partis institutionnels prendre la pâtée, et Syriza, cet équivalent de notre Parti de gauche, jouer les troubles-fête en seconde position).

"Dans de très mauvaises conditions", déplore le président Papoulias. Mais de "très mauvaises conditions" pour qui ? Et à cause de qui ? La tête qu'ils doivent faire à la Troïka et chez les gardiens du temple financier ! D'autant que les sondages prédisent une montée en puissance du trublion. Avec peut-être le gain des 50 sièges accordé au parti vainqueur.

Le pire -- pour eux (pas étonnant qu'ils parlent de "mauvaises conditions") -- c'est que Syriza ne veut même pas quitter l'UE. Simplement ne plus répondre aux diktats étouffants de ses instances. La souris qui fait la nique aux gros chats !

Les semaines qui viennent vont être palpitantes. Un combat mémorable : à ma droite, la technocratie luttant pour ses intérêts bien compris ; à ma gauche, un peuple hellène qui ne veut plus être que ruines.  Allons-nous assister à la première insurrection civique par les urnes de l'histoire ?

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Vous aussi, participez au débat :
«Mesures barbares»: La Grèce doit-elle quitter la zone euro ?

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    Richard Trigaux blogueur, philosophe, artiste, écrivain, résident des mondes virtuels.

    22 mai 2012, 09:07

    Ce qui serait "de très mauvaises conditions" serait de continuer comme ça: avec des partis "modérés" aveuglés par leurs idéologies, qui ont sacrifié sans discuter leur pays à un taux usuraire, pour payer une dette qu'ils n'ont pas.
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    Richard Trigaux blogueur, philosophe, artiste, écrivain, résident des mondes virtuels.

    22 mai 2012, 09:11

    Je crois qu'une des raisons pour laquelle les peuples votent pour des "partis modérés" est que ils préfèrent de loin la paix, même une mauvaise paix, à une bonne guerre. Pour avoir fait sortir le peuple grec de ses gonds, il a fallu quelque chose de grave: ces "partis modérés" se sont finalement montrés les vrais extrémistes, en offrant leur pays à des rapaces financiers, sans rien en retour.
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