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Christine Lagarde déclenche la colère des Grecs

Les propos tenus par Christine Lagarde au sujet des Grecs dans une interview parue samedi 26 mai dans le Guardian ont mis le feu aux poudres. La directrice générale du FMI appelait par exemple, dans cet entretien, les citoyens grecs à prendre leur destin en main en s'acquittant notamment de leurs impôts. Dans cette interview, elle évoque aussi «tous ces gens qui essaient tout le temps d’échapper aux taxes» et dresse même un parallèle avec la situation en Afrique, estimant que les jeunes enfants dans un petit village du Niger «ont encore plus besoin d’aide que les gens à Athènes».

Les internautes n'ont pas tardé à réagir à ces propos sur la page Facebook de Christine Lagarde. Des milliers de commentaires, souvent virulents, ont été laissés. Ces interpellations ont amené Christine Lagarde à répondre directement sur sa page Facebook. Elle y écrit : «ainsi que je l'ai dit à de nombreuses reprises par le passé, j'éprouve beaucoup de sympathie pour le peuple grec pour les défis auxquels il est confronté (...) Une part importante de cet effort réside dans le fait que chacun assume sa part du fardeau.»

En Grèce et ailleurs, les réactions se sont multipliées du côté des personnalités politiques. Les socialistes grecs ont réagi vivement à cette interview. «Personne ne peut humilier le peuple grec en cette période de crise et je dis ça tout particulièrement à l'adresse de Mme Lagarde qui, avec son expression, a insulté les Grecs», a dit le chef de file du Parti socialiste (Pasok), Evangelos Venizelos.

En France, le leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon a dénoncé pour sa part des propos «indignes». «De quel droit parle-t-elle de cette façon aux Grecs?», a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur France 3. Quant à la porte-parole du gouvernement français Najat Vallaud-Belkacem, elle a jugé sur Canal+ «un peu caricatural et schématique» le point de vue de la directrice générale du FMI. François Bayrou a jugé lundi «extrêmement choquants» les propos de Christine Lagarde sur la Grèce car, a-t-il dit, la patronne du FMI «a mis en accusation le peuple grec comme s'il était coupable» alors qu'il a été «entraîné dans un aveuglement» par ses dirigeants. «J'ai trouvé les propos de Christine Lagarde extrêmement choquants parce qu'elle a mis en accusation le peuple grec comme si il était coupable et responsable», a expliqué François Bayrou sur France Inter.



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Orchestré par Tatiana Kalouguine
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