La question de la "réunification" de la
Normandie (parlons plutôt de la "fusion" régionale administrative
entre Haute et Basse Normandie) est un grand classique des conversations pour
le café du commerce: elle n'intéresserait personne et n'aurait aucune solution
notamment du côté des élus qui tiennent à la fois à leurs sièges et au maintien
des capitales régionales administratives de Caen et de Rouen...
Pourtant la question régionale normande est un ENJEU
NATIONAL si l'on souhaite répondre positivement aux deux questions suivantes:
1) Veut-on que la France soit un grand pays d'économie
maritime?
2) Veut-on de vraies régions en France, pays de tradition
centraliste?
On rappellera que cette division administrative a d'abord été le fait de l'Etat central qui en 1956 puis 1960 décida de créer deux
préfectures régionales en Normandie pour à la fois reconstruire une région
particulièrement meurtrie par la Guerre (1944) et pour développer de façon
spécifique l'axe industriel, urbain et portuaire de la Basse-Seine: d'où la
création de la région "Haute-Normandie" sur la base du Schéma de
Développement et d'Aménagement Urbain de la Basse-Seine piloté de Paris par
Paul Delouvrier, le ministre du Général de Gaulle...
On rappellera qu'en juin 2004 dans un entretien accordé à
l'Express, le haut-fonctionnaire Serge Antoine responsable du découpage
régional de 1960 a déclaré:"si c'était à refaire, je ne ferai qu'une
seule Normandie"
C'est ainsi qu'au nom de l'intérêt général du
développement de l'Axe Seine dont on reparle aujourd'hui avec le Grand Paris
maritime (plan Grumbach) la Normandie fut à la fois divisée en deux et mise
sous tutelle alors que dans les ruines de 1945, De Gaulle avait nommé un seul
commissaire de la République pour toute la Normandie basé à Rouen.
On rappellera donc que cette vision de deux petites
Normandie l'une spécialisée dans l'industrie lourde, le portuaire et
l'industrie automobile et l'autre spécialisée dans l'agriculture puis le
nucléaire (Cherbourg, La Hague et Caen) ne fut valable que dans le cadre d'une
France hyper-centralisée à Paris, encore fermée sur l'Europe et le Monde et qui
n'avait pas encore "décolonisé sa province" (Michel Rocard, 1966)
On rappellera, en outre que les appellations
géographiques de Haute et de Basse Normandie sont anciennes puisqu'elles datent
de la création en 1552 (édit de Blois) d'une généralité (administration
fiscale) puis d'une intendance (ancêtres des préfectures) de Caen distincte de
celle de Rouen: avec la création de l'intendance d'Alençon (1636) l'ancien duché
de Normandie fut même divisé en trois avec Caen et Alençon en "Basse"
et Rouen en "Haute"... Sauf que la limite historique entre la Haute
et la Basse n'a jamais été sur la Seine et son estuaire toujours considérée
comme un axe de communication facile à une époque où les routes terrestres
notamment en hiver n'étaient pas bonnes: en effet, cette frontière était sur
des marais de la Dives qui, plein d'eau en hiver, faisaient barrière au pied de
la côte d'un Pays d'Auge... haut-normand...
Ainsi, aujourd'hui c'est bien la partie Ouest de la
Haute-Normandie qui est en Basse (Le pays d'Auge) et c'est la partie Sud-Est de
la Basse-Normandie qui est en Haute (Le pays d'Ouche pour une bonne part dans
l'Eure)
C'est pourquoi, on peut dire que certains élus qui se disent
"républicains" en s'opposant à l'unité de la Normandie, faute de
connaître l'histoire de leur région ne savent pas qu'ils insultent ainsi la
mémoire des députés normands de la Constituante révolutionnaire de 1790 qui
imposèrent la création de 5 départements pour précisément maintenir une unité
normande dans le cadre du nouveau régime en effaçant la distinction faite par
la Monarchie absolue entre Haute et Basse Normandie pour des raisons fiscales:
en effet, le département du Calvados, limitrophe des 4 autres départements est
"à cheval" sur l'ancienne limite entre Haute et Basse: c'est le
département de l'unité normande...
Le problème de la division normande qui n'était qu'une
question administrative devient un enjeu politique en 1972 avec la première réforme
de décentralisation de l'Etat sous Pompidou avec la création de deux EPR
(Etablissements Publics Régionaux) préfiguration des futurs Conseils Régionaux
en 1982, élus au suffrage universel direct pour la première fois en 1986: dès
le début, la querelle fut violente...
De 1972 à 1981, le nouveau Conseil Régional de
Haute-Normandie ne put fonctionner et fut placé sous la tutelle du préfet: les
élus de l'Eure, emmené par Gustave Héon, maire de Bernay et président du
Conseil Général refusaient d'y siéger car ils voulaient UNE SEULE REGION
NORMANDE.
La querelle normande oblige même le gouvernement à
suspendre sa réforme des "EPR" jusqu'à l'automne 1973...
En décembre 1972, le géographe et démographe
Jean-François Gravier proposait déjà un réseau métropolitain normand avec
Caen-Rouen-Le Havre
On rappellera que la vraie capitale d'une Normandie ainsi
divisée ne peut être que ... PARIS!
Le 2 juin 1975, dans une réunion mémorable à Honfleur,
Jean Lecanuet président haut-normand propose à Joseau-Marigné le président
bas-normand un premier programme de coopérations fusionnelles entre Haute et
Basse Normandie mais le second refusera obstinément craignant que la future
capitale ne soit à Rouen. Gustave Héon qui assistait à cette réunion la quitte
très en colère: en cette fin d'année 1975, ce n'est pas moins de 10 assemblées
ou commissions qui sont chargées de réfléchir au problème normand ou pour
réconcilier les... Haut-normands entre eux!!!
En 1978 le docteur German, président de la
Basse-Normandie propose pour la première fois une méthode précise pour faire
les coopérations structurelles et fusionnelles entre les deux régions dont on
parle encore aujourd'hui...
On rappellera à ceux qui l'aurait oublié qu'en juillet
1981 un certain Laurent Fabius est nommé président d'un Conseil régional de
Haute-Normandie toujours boycotté par les élus de l'Eure...
On rappellera enfin et surtout pour vous épargner une
chronologie fastidieuse que le 31 janvier 1985, un certain Antoine RUFENACHT
réunissait un ... colloque au Havre intitulé: "la Normandie un enjeu
national": plus de 20 ans après on en parle encore!!!
Sauf que depuis les années 1980, la Normandie, grande
région industrielle sous encadrée est durement frappée par la crise de
délocalisation liée à la mondialisation et à l'ouverture européenne: les années
1980, 1990 et 2000 furent des années quasi stériles en Normandie mise à part la
confirmation du pôle scientifique caennais (GANIL) et la construction du pont
de Normandie par la CCI du Havre consciente que l'avenir sera dans la
renaissance portuaire et économique de l'Estuaire normand de la Seine...
Pendant ces Trente années, la Normandie divisée et
politiquement en panne est passée de la 5ème à la 6ème place en part de PIB
tandis que le sous-encadrement s'accélérait (un emploi industriel normand sur
deux dépendant d'un donneur d'ordres extérieur à la région: record
national)...
Les symboles des défaites normandes: la fin du paquebot
France, la fin du Turbotrain et la déglingue ferroviaire qui l'a suivie, la fin
de Moulinex, la fin de la Société Métallurgique de Normandie, la survie ou la
fin du trafic transmanche à Cherbourg, Le Havre ou Dieppe, et pour donner du
boulot aux chômeurs normands, la confirmation du pacte faustien qui lie la
Normandie à l'électro-nucléaire: constructions des centrales de Flamanville,
Penly et Paluel...
Pendant ce temps, les deux conseils régionaux normands
qui s'ignorent maintiennent à bout de bras l'existant à coup de fonds européens
FEDER et de contrats de plan Etat-Région souvent mal négociés avec l'Etat quand
on compare ce qu'a pu recevoir sur la même période (années 1990 par exemple)
une région comme la Bretagne...
En 1993, néanmoins, conscients de la "panne
normande", les maires de Caen, Rouen et du Havre (Girault, Lecanuet et
Duroméa) créent l'association "Normandie métropole" qui sera dissoute
en novembre 2009 faute... de projet régional normand.
Autrefois, région la plus moderne de France (1970) la
Normandie a laissé passé les trains (notamment TGV) du développement
territorial de la grande décentralisation des années 1980 autour de métropoles
régionales: Rouen, faute de perspective normande est jugée "trop près de
Paris" et devient la "métropole oubliée" (Y.Guermond 2007) entre
Lille et Nantes tandis que Caen et la Basse-Normandie sont à la remorque de la
Bretagne dans le cadre du "Grand Ouest": les grandes directions
administratives publiques et privées quittent Rouen et Caen au profit de
Rennes-Nantes ou Lille... Les jeunes diplômés normands quittent massivement les
deux régions normandes faute de villes suffisamment attractives et en raison
d'une image ringardisée ou négative sur la Normandie (2010: 9000 jeunes
post-bac nous ont quittés)
En 2004, pour la première fois les deux conseils
régionaux normands sont à gauche: Alain Le Vern en Haute (depuis 1998) et
Philippe Duron en Basse. Réunis à Touques, les deux présidents socialistes
prennent la grande décision de faire évaluer par une étude technique et
objective les avantages et les inconvénients d'une fusion régionale normande.
Dans le courant de l'année 2007, les conclusions du
cabinet d'études publiques INEUM EDATER sont connues et à la grande
consternation d'Alain Le Vern qui espérait un enterrement de première classe de
la question de la "réunification", le rapport est très POSITIF sur les
EFFETS d'une fusion régionale normande.
Comme l'arroseur est arrosé, la publication du rapport
est retardée... le temps que Monsieur Le Vern ne le fasse faire réécrire pour
le durcir sur les différences socio-économiques entre Haute et Basse Normandie
alors que le rapport insistait sur leurs évidentes complémentarités...
Il faudra attendre avril 2008 et la victoire de la gauche
aux municipales tant à Caen qu'à Rouen pour que le rapport EDATER soit rendu
public par... Laurent Fabius, président de l'agglo de Rouen.
Dès lors, Le Vern étant en échec politique sur ce
dossier, l'avenir de la Normandie devient le débat interdit sinon tabou au
conseil régional de Haute Normandie: il n'y aura aucune session plénière à son
sujet, les élus régionaux voulant en parler n'auront pas droit à la parole et
le texte du rapport sera longtemps indisponible sur le site du conseil régional
haut-normand alors que ce rapport est présenté et débattu librement au conseil
régional de Basse-Normandie présidé depuis avril 2008 par le socialiste Laurent
Beauvais qui ne fait pas mystère de son soutien à l'idée d'unité normande qui
lui parait évidente et urgente comme à la plupart des acteurs
socio-professionnels des deux régions normandes.
Pour résumer les conclusions du rapport EDATER:
La fusion permettrait de créer la 6ème région de France
en part de PIB et en population (rappel: Basse-Normandie 18ème sur 22 /
Haute-Normandie: 13ème sur 22... avant la crise de 2008)
Elle permettrait d'avoir le 5ème budget des régions de
France pour développer le 4ème potentiel industriel du pays ou le premier
potentiel maritime de France.
Elle permettrait dans un premier temps de stopper le
déclin des 30 dernières années et le coût de la fusion (5 millions d'euros)
serait amorti en moins de 10 ans.
Concernant le seul argument (mauvais qui plus est) encore
agité par les anti-réunificateurs, à savoir le choix de la capitale, le rapport
EDATER ne tranche pas entre Caen et Rouen tout en affirmant que le choix d'une
capitale unique engendrerait le transfert de 1500 ou de 1700 emplois de
fonctionnaires de la ville dépouillée vers la ville choisie: en clair, le
rapport EDATER affirme que c'est une solution stupide, c'est pourquoi il
préconise une répartition complémentaire des rôles dans le cadre d'un réseau
métropolitain normand... (par ex: Caen technopole / Rouen: métropole)
Enfin, concernant l'autre crainte (injustifiée) des
anti-réunifs à savoir, la perte de proximité de l'institution régionale vis à
vis des habitants dans le cadre d'une "Grande" Normandie (alors qu'il
ne s'agit que de refaire la " vraie" Normandie avec ses cinq
départements) la fusion régionale aurait les moyens de développer des antennes
dans les villes moyennes normandes car en l'état actuel quand on habite
Verneuil s/Avre ou Saint Pois on ne va pas tous les jours déjeuner à Caen ou à
Rouen avec le préfet ou le président de région:
Soyons sérieux! Voulez-vous vraiment dîner ce soir avec
Alain Le Vern?
Face à ce blocage, Antoine Rufenacht, le maire UMP du
Havre qui avait déjà conseillé Chirac sur le projet Le Havre port 2000 passe à
l'offensive:
en novembre 2008, à l'occasion du lancement du Grand
Paris, il annonce l'existence d'un projet d'Axe Seine imaginé par son ami,
l'architecte urbaniste Antoine Grumbach, à savoir la projection de la mégapole
parisienne vers la mer et Le Havre mais qui ignore totalement le clochemerle
normand entre Caen et Rouen.
Rufenacht souffle l'idée à Nicolas Sarkozy qui annonce en
avril 2009 un projet de liaison TGV Paris-Le Havre en 1h15: Fabius et Le Vern à
Rouen, dépossédés de la conduite même de l'avenir de leur demi-région normande
sont furieux tandis que les Bas-Normands, Laurent Beauvais en tête renégocient
le projet avec le ministre des transports Dominique Bussereau pour obtenir en
juin 2009 un "vrai TGV normand desservant les deux régions".
C'est le moment où certains connaisseurs du dossier
affirment qu'il y a peut-être "un président régional de trop en
Normandie": en effet, les lettres de mission nommant le préfet Duport à la
tête du comité de pilotage du futur débat public sur la Ligne Nouvelle Paris
Normandie ne sont envoyées qu'au seul président régional bas-normand!
Pendant ce temps là, (juin 2009) Alain Le Vern continue
de s'en prendre aux conclusions du rapport EDATER notamment dans le cadre d'un
audit interne au conseil régional de Haute Normandie et avec l'énergie du
désespoir on mouline des arguments dont la mesquinerie le dispute à la bêtise
tel que celui-ci:
La fusion régionale normande ferait augmenter les impôts
des Haut-normands car la population bas-normande est moins riche que celle de
la Haute: voilà donc le dernier argument d'un baron localiste cumulard qui se
prétend ... socialiste! Argument parfaitement spécieux puisque si l'on ne tient
pas compte de la puissance fiscale générée par les multinationales de la
Basse-Seine les facultés fiscales de la population haut-normande sont plus
faibles que celles de la population bas-normande...
Pendant ce temps-là, il faut pourtant se mobiliser pour
que le projet de ligne ferroviaire à grande vitesse puisse se faire et être
financé, il faut se mobiliser pour expliquer pourquoi la Normandie mériterait
d'avoir la meilleure sortie ferroviaire de Paris, il faut se mobiliser pour la
Normandie soit associée à l'Axe Seine: deux colloques sont réunis en mai 2010
au Havre et mai 2011 à Rouen pour le rappeler avec un Laurent Fabius qui
affirme que la "Normandie ne doit pas être un territoire interstitiel
entre Paris et la Mer" mais qui concrètement ne fait rien, laissant les
élus bas-normands aller au charbon y compris contre la mauvaise volonté d'un
certain Alain Le Vern peut-être peu désireux de tirer les marrons de l'unité
normande du feu pour le seul profit d'un Laurent Fabius duc de Normandie au cas
où celui-ci ne pourrait plus espérer un "destin national"
Le sabotage de la Normandie continue donc de plus bel
alors qu'il faut précisément faire tout le contraire: ainsi Alain Le Vern
refuse de participer au financement des opérations de commémoration du 11ème
centenaire de la naissance de la Normandie (911-2011) au risque de mettre en
difficulté les professionnels du tourisme en Seine-Maritime. C'est ainsi que la
région Basse-Normandie va dépenser 500000 euros pour financer des festivités
tant en Basse qu'en Haute-Normandie: l'amertume des professionnels du tourisme
normand est désormais très grande contre Alain Le Vern, le président régional
de trop en Normandie car l'anniversaire de "je ne sais plus quoi" en
2011 a attiré près d'un million de personnes en Normandie.
Enfin, le 7 septembre 2011 à Rouen, les deux présidents
de région normands qui ne s'apprécient guère font, néanmoins, une conférence de
presse pour annoncer la rédaction d'un cahier d'acteur commun aux deux régions
normandes pour défendre le projet commun de ligne ferroviaire à grande vitesse
dans le débat public qui aura lieu du 3 octobre 2011 au 30 janvier 2012: il
n'en sera rien car Alain Le Vern va préférer s'associer à l'Ile de France et à
la ville de Paris pour un cahier d'acteur "Axe Seine" ignorant le
reste de la Normandie...
Faute d'avoir pu s'entendre correctement autour d'une
coopération entre les deux régions normandes, les élus normands profitent du
débat public sur la Ligne Nouvelle Paris Normandie pour se quereller sur le
meilleur tracé possible: chacun ayant trop l'habitude de ne voir que midi à
leurs portes...
Face à la mauvaise foi ou à la mauvaise volonté de
certains "responsables" politiques, les forces vives normandes sont
conscientes que l'affaire actuelle de décider d'un nouveau réseau ferroviaire
en Normandie pour maintenir en France le premier potentiel portuaire français
est la dernière chance pour faire que l'avenir normand soit encore en
Normandie: via le mouvement consulaire, les conseils économiques sociaux des
deux régions, les entreprises, les syndicats, les associations et les déjà très
nombreuses structures communes aux deux régions...
(par ex: la Caisse d'Epargne, la caisse primaire
d'assurance maladie, le pôle de recherche et d'enseignement universitaire, la
chambre d'agriculture, le comité de tourisme, l'office de diffusion culturelle,
le CNRS, l'établissement public foncier de Normandie, le bassin laitier
normand, le conservatoire du littoral, la CGT, les associations culturelles et
sportives, les pôles de compétitivité, la filière logistique et aéronautique,
les directions régionales de la SNCF, d'EDF ou de France Telecom, les CHU, les
ports, etc...)
... monte une prise de conscience qu'il y a désormais
LEUR NORMANDIE (la Normandie en miettes des élus) et LA NÔTRE
C'est ainsi que le 17 janvier dernier à Paris lors d'une
des dernières réunions du débat public sur la Ligne Nouvelle Paris Normandie,
consacrée au problème de la financer, Alain Le Vern s'est violemment emporté
contre les organisateurs de la réunion en affirmant y perdre son temps et que
de toute façon, ce projet "sarkozyste" de Ligne Nouvelle Paris
Normandie ne se ferait jamais, propos qui provoquèrent la stupeur sinon
l'écoeurement des socio-professionnels normands présents...
C'est pourquoi, sans attendre le report sine die des
solutions politiques normandes toujours après la prochaine élection, le
mouvement consulaire a décidé de fusionner au 1er janvier 2015 les deux
chambres régionales de commerce et d'industrie normandes afin de créer la 6ème
CRCI de France et la première CRCI d'économie maritime du pays.
En 2013, sera créée la chambre consulaire de l'Estuaire
par fusion entre celles du Havre, de Fécamp et du Pays d'Auge. De même qu'un
pôle métropolitain de l'Estuaire est en chantier (Le
Havre-Honfleur-Deauville-Trouville) et qu'un rapprochement entre les agglos de
Caen et du Havre est actuellement à l'étude (par ex: renaissance de liaisons
maritimes dans la baie de Seine et dans l'estuaire).
En 2014 la Normandie, Haute et Basse (mais à l'initiative
du seul conseil régional de Basse Normandie) va accueillir les jeux équestres
mondiaux: 600000 touristes étrangers sont attendus et des milliers de
journalistes venus du Monde entier pour qui la "Normandy" est le nom
de région le plus connu dans le monde après celui de "California"
2014 c'est aussi la fin prévisible des travaux de
rétablissement du caractère maritime du Mont St Michel... (2,5 millions de
visiteurs par an)
En 2013, les organisateurs de l'Armada de Rouen vont
programmer une nouvelle édition... la mort dans l'âme car il ne
fallait pas programmer cet évènement en 2014: ça gênait messieurs dames
les élus, car en 2014 il y a trop d'élections! (ça n'a pourtant pas gêné les
élus bas-normands qui programment les jeux équestres mondiaux cette année là!)
En effet en 2014, cela fera 16 ANS que monsieur Le Vern
sera à la tête du conseil régional de Haute-Normandie...
Il faudrait peut-être commencer de lui dire de
"dégager"...
Non?