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Pierre-Antoine Klethi
Européen fédéraliste, Jeunes Européens Strasbourg, diplômé des IEP de Paris et Strasbourg

La position du Royaume-Uni pose davantage problème à cet Etat qu'à l'UE

Il est certain que David Cameron joue à l’équilibriste, la question de l’UE agitant son parti et la coalition. Mais le Royaume-Uni s’est historiquement toujours intéressé de très près à ce qui se passe sur le continent, et sortir de l’UE équivaudrait à ne plus rien peser.

Si d'aventure, le Royaume-Uni (ou untre autre Etat) refusait d'aller plus loin dans l'intégration, il faudrait créer une procédure de coopération renforcée plus simple et rapide à mettre en oeuvre à l'intérieur de l'Union.

De toute façon, actuellement, l'Europe à plusieurs vitesses est une réalité inéluctable qui durera certainement 20 à 30 ans. Et ceux qui y perdent sont ceux qui ne s'intègrent pas davantage (cf. la position difficile de Cameron, qui pèse de moins en moins...). Ce sont eux qui devront décider si sortir ou non de l'UE ; on n'aura pas besoin de trancher pour eux.

A part ça, au passage, je me faisais la réflexion amusante (ou non) qu’au Royaume-Uni, les eurosceptiques reprochent à l’UE d’instaurer trop de règles, trop de contraintes, alors qu’en France, les eurosceptiques reprochent exactement l’inverse…

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