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Alain Carruel
Blogueur, Conseiller municipal

Peut-on raisonner de la même façon au Nord ou au Sud ?

Je suis un partisan de l'agriculture bio. Des expériences significatives sont conduites en France. La maîtrise de la santé animale est un enjeu important et des éleveurs maîtrisent parfaitement la phytothérapie. Au nord, donc, la maîtrise est bonne.

Hélas, au Sud, c'est un peu différent. Pour avoir traversé le Burkina Faso, je me suis bien rendu compte que la réalité est bien différente lorsque nous évoquons l'agriculture bio.

Le bio ne peut pas suffire à nourrir le sud si l'on parle d'autonomie alimentaire. Il faut voir les dégâts d'insectes sur des cultures vivrières. Le passage au conventionnel est hélas souvent la solution pour ces petits agriculteurs.

Formons à des alternatives, oui. Au Nord, c'est beaucoup plus facile. Au Sud, il y a encore du job.

http://demainilseratroptard.com

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  • Photo de Gidmoz Gidmoz non
    Gidmoz Gidmoz ingénieur, libertarien, école autrichienne d'économie, chercheur en science économique

    17 avril 2012, 20:16

    @Alain Carruel
    L'Etat ne doit pas intervenir dans la marché de l'alimentaire. C'est au client de choisir démocratiquement ses choix de consommation de nourriture.

    L'Etat ne doit pas non plus intervenir dans l'exploitation d'un agriculteur. Chacun est plus compétent que l'Etat pour savoir ce qu'il préfère produire, ou ce qu'il préfère consommer.

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  • Photo de Pascale Ruythoorens oui

    28 avril 2012, 14:43

    Comme en toutes choses, il faut éviter à tout prix l'intégrisme. Si des cultures vivrières sont en danger et que la lutte biologique ne suffit pas, il est évident qu'il vaut mieux recourir à des moyens chimiques, bien choisis et correctement dosés. Mais ce devrait être le dernier choix, et des recherches devraient pouvoir contribuer à pouvoir s'en passer au Sud aussi. Les petites cultures diversifiées sont souvent plus résistantes que les monocultures et aussi plus facile à traiter en cas d'attaque.
    Le bio ne suffit pas à nourrir le Sud à cause de la consommation au Nord et de la course à la rentabilité. Les monocultures d'exportation sont plus rentables que les cultures vivrières, c-à-d qu'elles permettent de proposer chez nous des produits importés à bas prix. Celà est vrai même pour des cultures possibles chez nous. Même en été, le haricot produit au Kénya reste moins cher que le haricot local ! On peut réagir chez nous en achetant bio et éthique les produits "exotiques", donc nécessairement importés tels que cacao, café, bananes et autres, et en achetant local et en saison les produits locaux. C'est peut-être un peu plus cher mais la qualité de vie pour tous a-t-elle un prix ?
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    21 juillet 2012, 23:19

    Au nord le problème est exactement le même qu'au sud. La question est : quel taux de perte êtes vous prèt à accepter dans votre système de production.
    Evidemment il y a des productions plus simples que d'autres à gèrer en bio . Exemple: le boeuf de trois ans à l'herbe dans le Morvan est dèjà pratiquement bio ( zut j'ai oublié qu'il ne fallait pas consommer de viande! mais qu'est ce qu'on fait des prairies naturelles du Morvan ?) par contre faire de la pomme de terre bio dans le nord de la france c'est déjà plus compliqué, autant que de faire des céréales bio au Burkina Fasso.
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