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Pierre ESTRATE
Agent de maîtrise automatisme industriel agroalimentaire

L'Education d'abord, parce qu'une société solide commence par là

Que tous ceux qui, lorsqu'ils lisent "Education" quelque part, ne voient pas plus loin que "4 mois de vacances", "mi-temps payé plein temps" et "immobilisme corporatiste", passent leur chemin. Ce que j'ai à dire ne les intéressera pas.
Aux autres maintenant.
Une société, c'est une masse d'individus dont une partie est en âge de produire. Cette production engendre un revenu que l'on peut appeler "richesse", ou "surplus". La visée d'une société, c'est d'établir un projet de répartition de ce surplus. Et RIEN d'autre. TOUT en découle.
Ce propos n'a rien de glamour, mais a pour objet de ne pas se disperser.

De ce projet de répartition montent deux piliers qui soutiennent la cohésion de la société, qui font qu'on trouve une raison de vivre en elle: l'éducation, et la protection de ceux qui ne peuvent pas encore, qui ne peuvent plus, qui ne peuvent momentanément produire.
A part, il y a la défense armée de cette société. C'est un autre débat.

Je reste volontairement aride et terre à terre dans ce croquis.
L'éducation, dans ce contexte, n'est pas un poids, mais une priorité absolue. Il en va de la survie de cette société. Elle relève donc de la prérogative régalienne d'un gouvernement chargé de préserver l'équilibre du tout. Si ce gouvernement ne sait pas quoi faire de l'éducation, cette dernière ne pourra pas fonctionner correctement.

La question de savoir si l'enseignement est un "engagement" ou non est mal posée. Il faudrait plutôt se demander : que veut-on enseigner, et dans quel but ? Si les objectifs sont établis avec objectivité, prennent en compte les erreurs du passé, et comptent surtout une bonne dose de courage politique, le portrait-type de l'enseignant émergera.

Il FAUT que les décideurs politiques sachent EXACTEMENT ce qu'ils veulent faire de notre Education en France. Dans un deuxième temps seulement, on pourra entrer dans le détail. Les conservatismes corporatistes ou idéologiques tomberont d'eux-mêmes devant une politique claire et courageuse, qui SAIT OU ELLE VA.

A ce jour, je n'ai vu aucune disposition concrète dans les programmes de nos candidats à la présidentielle. Il faut changer de logiciel. Ce changement interviendra dans la paix, ou dans la brutalité. Je n'ai pas d'exemple à donner de la première option.

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Ancien journaliste Newsring

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