Peut-on interdire des dizaines de milliers de personnes de partager des photos sur Internet ? Pour les accrédités, le risque est tellement grand de se voir retirer tout accès aux sites que la règles devrait globalement être suivie. Mais pour le [...]
Peut-on interdire des dizaines de milliers de personnes de partager des photos sur Internet ? Pour les accrédités, le risque est tellement grand de se voir retirer tout accès aux sites que la règles devrait globalement être suivie. Mais pour le public, cela s'annonce plus compliqué.
À Pékin, la solution était toute trouvée, puisque de toute façon, le régime contrôlait l'accès aux sites de partage. Mais à Londres ? Le Guardian reste dubitatif quant à la volonté réelle du CIO de faire appliquer strictement ce réglement : «Les experts considèrent que ce sont les restrictions les plus rigoureuses jamais mises en place pour protéger les marques des sponsors et les droits de diffusion, affectant chaque athlète, chaque détenteur de billet.»
Abondant dans ce sens, un porte-parole du Comité en a aussi relativisé la portée, en expliquant que ces mesures visaient surtout à lutter contre des utilisations commerciales : «Nous comprenons que les spectateurs voudront partager leurs photos de Londres 2012 sur les réseaux sociaux et nous ne cherchons pas à les en empêcher. Cependant, nous cherchons à stopper ceux qui les utilisent à des fins commerciales.»
Sir Keith Mills, vice-président du Comité, a expliqué lui-même qu'il ne pourrait pas faire grand-chose : «Les droits médias sont vendus. Est-ce qu’on peut tout réglementer aujourd’hui ? Absolument pas, Internet a changé le monde et nous n’allons pas être idiots. La réalité c’est que nous vivons dans un monde où Internet est partout et où on poste ou regarde des photos sur Facebook tous les jours. Il n’y a pas grand chose que l’on puisse faire contre cela.»